Repêché en Nationale 1, Arras sait qu’il part de loin (lavoixdunord.fr)

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septembre 7, 2013

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Pas malheureux d’être toujours en N1 après une année noire, le RCA affiche sa volonté de retrouver du plaisir et, par la même occasion, des résultats, grâce notamment à ses deux recrues étrangères.

Ce fut l’une des déceptions de la saison écoulée que cette relégation (sportive) du RC Arras. Mais comme la mode est au repêchage, en water-polo comme en basket ou en hockey, le Racing est toujours en Nationale 1, avec un groupe qui n’a pas tellement changé. Le club s’est pourtant interrogé sur le choix à faire : retrouver la N2 et couler plus ou moins doucement ou accepter le repêchage et que chacun prenne ses responsabilités. « On s’est posé la question, confirme Eddie Hermant. Cela fait quand même trois ans qu’on galère. Mais, à côté, il y a des choses qui sont faites, il n’y a pas que l’équipe première. On a 170 licenciés, avec de bons jeunes. Seulement, on a encore un trou de générations et on a encore besoin d’un ou deux ans pour le boucher. »

Eddie Hermant confirmé aux manettes, il fallait aussi faire le tour des joueurs : rester, oui, mais pour quoi faire ? Les choses mises au point, tous les Français ont rempilé, aussi bien les Arrageois pur jus (Roche, Liagre, Lemoine, Raffy) que les recrues 2012 (Le Tellier et De Giovanni). Guillaume Lyon revient de Denain. Au rayon étrangers, le RCA a maintenu sa confiance au Roumain Bocca dans les buts, alors que les Hongrois Gergely et Rostas ont été remerciés.

Serbo-croate

Eddie Hermant a fait appel à un tandem serbo-croate, engagé pour marquer des buts, principal et récurrent problème arrageois. Milos Maric, le Serbe, est un colosse de 29 ans qui a déjà vu du pays, jouant entre autres en Espagne (Real Canoe), en Roumanie (Dinamo Bucarest) ou en Égypte (Héliopolis). « Il est épais et large, sourit Eddie Hermant. Il fait 200 kilos au développé-couché. On l’avait fait venir pour un essai en juin et on a vu qu’il pouvait nous convenir, y compris dans le relationnel. » Quant au Croate, il se nomme Antonio Sentic. Ancien joueur de Douai, passé également par la deuxième division italienne, il devait débarquer ce dimanche de Sibenik, avec qui il disputait la Ligue 2 croate cet été.

« Ce sont des recrues qu’on a choisies, souligne le coach du Racing. Maintenant, il faudra faire mieux que l’an passé, ce qui ne sera pas difficile quand on n’a gagné qu’un match (dans l’eau et un autre sur tapis vert, NDLR). Mais je préfère ne pas me projeter. On est moins nombreux sur le papier, mais on est meilleur. On a remis l’accent sur le plaisir. J’ai dix aux joueurs : on baisse la tête et on y va. Si on est encore là, c’est qu’on n’a pas explosé la saison dernière. On oublie ça, on montre que l’envie est là. On doit se prouver à nous-mêmes qu’on a eu raison de faire ce choix » de la Nationale 1. Coup d’envoi de la saison le 12 octobre à Desbin contre Valenciennes.