Le water-polo fait son show

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avril 9, 2014

Article l’Est Eclair – 09/04/2014

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Durant deux jours, la piscine des Chartreux accueille les Championnats de France universitaires de water-polo. L’occasion de faire le point sur l’activité dans l’Aube.

Plutôt cocasse, n’est-ce pas : l’association sportive de l’UTT organise les Championnats de France universitaires de water-polo à Troyes, dans un département où la discipline brille par son absence. Aucun club n’a pris le relais de l’USMR, l’ancienne RS10, qui a stoppé l’activité au milieu des années 80.

La raison ? Le water-polo est pourtant une activité ludique… sans doute plus que la natation. «  C’est un sport complet, très agréable, confie Nicolas Granger, multiple recordman du monde chez les maîtres.J’ai joué à Romilly en N3 en 1984, 1985 et 1986. J’aimais beaucoup ça. Et je ne comprends pas vraiment la raison de l’absence de cette discipline dans le panorama aubois.  » Il tente quand même une explication : «  Pour avoir un club de water-polo, il faut s’appuyer sur un éducateur qui aime ça, un porteur de projet.  » Et trouver des structures. « Cela se trouve, note Granger. Il y a bien du canoë-kayak ou du hockey subaquatique à Troyes. Si quelqu’un, qui accepterait de débuter modestement, venait voir un club avec un projet ficelé, je suis certain que la mayonnaise pourrait prendre… »

Cette semaine (aujourd’hui et demain), le water-polo fera sa promotion dans l’Aube. Près de 150 étudiants se disputeront le titre national N2, féminin et Elites. Douze formations se retrouveront dans le bassin des Chartreux la journée… et au Centre sportif de l’Aube le soir.

Franck Jacquemin est le monsieur water-polo à l’UTT. Chaque mercredi, il attire une quarantaine d’étudiants néophytes, qui viennent découvrir cette activité à la piscine des Chartreux.

Et les poloïstes sont motivés à l’idée de décrocher le titre Nationale 2, face aux universités d’Ile-de-France, de Lyon et de Lille. «  Six étudiants de l’UTT composent, avec six étudiants de l’URCA (l’université de Reims Champagne-Ardenne), la sélection académique, explique Franck Jacquemin. Cette sélection est tenante du titre en N2.  »

En Élite, l’université de Lyon part largement favorite. Mais gare aux universités de Grenoble, Valenciennes et Bordeaux, qui peuvent créer la surprise.

L.M.