Nathan Paillat, une vie de poloïste

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janvier 23, 2014

 

Article lanouvellerepublique.fr – 22/01/14

 

PASSEE Stade Poitevin Niort le 16-11-2013 (A Biais)

Un forçat de rigueur et d’exigence, pour un projet sportif ambitieux, amener, et pérenniser le Stade Poitevin au haut niveau.

À presque 27 ans, il les fêtera le 13 février, Nathan Paillat a le water-polo sous le bonnet. Il n’a que cinq ans lorsqu’il entre au club sportif de Melle, sa ville d’origine. Il partage son temps entre l’école de natation et celle de water-polo. Très vite, son cœur balance vers ce sport d’élite qu’est le polo.
À force de travail, il intègre la sélection départementale puis régionale pour le championnat de France minime. Repéré à cette époque par un certain Philippe Barrière, entraîneur de l’équipe de Saint-Jean d’Angély, il fait son entrée au centre de formation du club angérien. « J’allais à pied à la piscine pour m’entraîner dès sept heures du matin. Ensuite, les cours commençaient à neuf heures. Il m’arrivait de m’endormir en classe. Le spo

Une histoire de famille

A Saint-Jean, il apprend le haut niveau en côtoyant l’élite française. « Je venais de rencontrer Nathan peu avant. Le water-polo fait partie de la famille, Nicolas et Amandine (N.D.L.R. : son frère et sa sœur) y jouent. Amandine, qui évolue en équipe de France, participait au tournoi qualificatif au championnat d’Europe ce week-end, à Lille », indique Aude, l’amie de Nathan.
Lui est présélectionné en stage avec les Bleus, sans y être retenu. « Je n’ai aucun regret, j’assume mes choix pleinement. Le polo ne se suffit pas à lui-même pour en vivre en France. C’est pour ça que je suis venu à Poitiers passer mon BE (N.D.L.R. : Brevet d’État d’éducateur). »
Après quatre ans d’absence, et quelques kilos en trop, il revient dans l’eau, d’abord comme joueur, puis entraîneur. « Il est aussi exigeant envers nous qu’il est pour lui. Le polo c’est le polo. Il règne un silence religieux pendant les entraînements. Mais, après, nous sommes tous potes », confie le capitaine stadiste Léo Aubouin. Après huit victoires de rang, la rencontre du week-end à venir à Albi, autre équipe du haut de tableau, s’annonce décisive pour le championnat. Ce choc au sommet fait figure de petite finale avant l’heure. « Comme nous, Albi est invaincu. Nous devrons nous méfier et rester soudés. Nous travaillons des schémas tactiques spécifiques pour contrer les Albigeois. Nous sommes très solidaires, c’est notre force », conclut Nathan Paillat.